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Le Chabbat (ou Shabbat) est le 7ᵉ jour de la semaine, jour de repos et de sanctification. C'est pendant l'office du Chabbat matin que se déroule traditionnellement la cérémonie de Bar Mitsva : le jeune monte à la Torah, lit sa paracha, sa haftara et prononce sa drasha. Cette page récapitule les 5 offices du Chabbat, les traditions de la table et le déroulé de la matinée de Bar Mitsva.
Le Bar Mitsva a lieu le premier Chabbat après les 13 ans révolus (calcul en années hébraïques). Ce jour-là, le jeune est appelé à la Torah pour la première fois en tant qu'adulte au sens de la loi juive : il prend la responsabilité des mitsvot (commandements). L'événement se concentre sur l'office de Chaharit du Chabbat matin, mais la néchama (l'âme) du Chabbat commence dès le vendredi soir avec Kabbalat Chabbat.
Le Chabbat compte cinq offices, à la différence d'un jour de semaine qui en compte trois. Tous sont détaillés dans notre guide des prières.
La Kabbalat Chabbat (« accueil du Chabbat ») se compose de 6 psaumes (Tehilim 95 à 99 puis 29) suivis du Lekha Dodi, et précède l'office du soir (Arvit). Vient ensuite l'Amida du Vendredi soir en 7 berakhot puis le Magen Avot, version courte chantée par le ministre officiant.
L'office central, le plus long. Il inclut le Yotser de Chabbat, la Kedouchat HaYom (Amida en 7 berakhot), puis surtout la lecture de la Torah en 7 montées (aliyot) + maftir, suivie de la haftara. C'est durant cette séquence que le Bar Mitsva monte à la Torah.
Office additionnel propre au Chabbat (et aux fêtes). Sa Amida en 7 berakhot rappelle les sacrifices de Chabbat au Temple. C'est traditionnellement à ce moment que le bar-mitsva ou le rabbin prononce la drasha.
Office court. On y lit le début de la paracha de la semaine suivante (3 premières aliyot) — c'est une façon de « passer la main » à la prochaine paracha. Pas de haftara.
À la nuit tombée, on récite Arvit puis la Havdala (« séparation ») qui marque la fin du Chabbat. Bougie tressée, vin et besamim (épices aromatiques) accompagnent la cérémonie.
Le Chabbat se vit aussi à la maison, autour de trois repas (vendredi soir, samedi midi, séouda chlichit en fin d'après-midi). Les minhagim (coutumes) structurent chaque repas :
Vendredi soir, avant le coucher du soleil, la maîtresse de maison allume au moins deux bougies et récite la bénédiction léhadlik ner chel Chabbat. Cela marque l'entrée du Chabbat dans le foyer.
Le Kiddoush (« sanctification ») est récité sur une coupe de vin, vendredi soir et samedi midi. Il rappelle la Création et la sortie d'Égypte. Le bar-mitsva peut le réciter lui-même : c'est un excellent exercice pour gagner en aisance avant l'office.
On bénit deux pains entiers (la halla) en souvenir de la double portion de manne qui tombait le vendredi dans le désert. Le rite : recouvrir les pains pendant le Kiddoush, puis se laver les mains (netilat yadayim), bénir Hamotsi lekhem min haaretz, couper et saler.
À la fin du repas, on récite la Birkat Hamazon (action de grâces après le repas) — c'est une mitsva de la Torah. La version Chabbat ajoute le paragraphe Retsé. Voir le détail sur notre page prières.
Plusieurs minhagim ajoutent la lecture du Chir HaChirim (Cantique des Cantiques) vendredi soir ou samedi après-midi, ainsi que des zemirot (chants de table) entre les plats. Ces chants varient selon les rites : voir notre page spécificités du rite marocain.
Chaque Chabbat, on lit une paracha (section de la Torah) — il y en a 54 sur l'année. La paracha du Bar Mitsva est celle correspondant à la date hébraïque du jeune, calculée automatiquement à l'inscription sur Mon Coach Tefila. La lecture publique en synagogue se fait en 7 montées (aliyot) + maftir, suivies de la haftara (lecture prophétique).
Voir la liste des 54 parachiot, avec pour chacune : nombre de mots, nombre de passoukim et lien vers les audios de référence.
Deux transcriptions du même mot hébreu שַׁבָּת. « Chabbat » est la graphie franco-séfarade la plus courante ; « Shabbat » est la transcription anglo-saxonne / ashkénaze. Les deux désignent strictement la même chose.
Oui. Si le jour des 13 ans tombe un lundi ou un jeudi, le jeune peut monter à la Torah ce jour-là (la Torah est lue le lundi, jeudi et Chabbat). Mais l'usage majoritaire est de faire la cérémonie le Chabbat le plus proche pour la solennité de l'office et la présence de la communauté.
Les zemirot, l'ordre de certaines bénédictions, la mélodie de la cantillation et les détails du Kiddoush diffèrent selon les communautés (marocaine, tunisienne, ashkénaze, etc.). Voir notre page rite marocain pour les spécificités séfarades du Maghreb.